jeudi 13 mars 2008

Bonnes nouvelles


Allez, pas d'inquietude, nous ne sommes pas restes coinces avec les singes dans le Nord du Laos... En vrai, il n'y avait plus de place et du coup, nous avons avance notre depart pour le sud de la thailande, fait trois jours de route et debarque sur une ile pas trop connue, suffisamment peu en tout cas pour qu'il n'y ait aucun cybercafe. Meme l'electricite etait coupee a 22h (ou 23 ou 00h, quand on arrivait a faire boire un peu le capitaine du disjoncteur), c'est dire si c'etait perdu.

Perdu oui, mais neanmoins tres joli, avec une plage de sable fin et une mer turquoise, juste en face de notre bungalow... Une plage de reve en somme, invitation a la reverie et a la glande intensive. Resultat, durant dix jours nous avons reussi a:

- faire un tour en bateau, pour voir Ko Phi Phi plein de touristes et n'avoir aucun regret de ne pas y etre alles, quelques autres iles tres jolies et un ou deux fonds sous-marins incroyables, avec des poissons de toutes les couleurs comme dans les films (Nemo, par exemple :)

- aller pecher des calamars, tout simplement en partant en canoe et en laissant trainer un leurre dix metres en arriere, l'autre extremite etant attachee au gros orteil... Quand ca serre, c'est que ca mord et il suffit de tirer le fil, de faire "Oh la la beurk" en decouvrant les yeux exorbites du squid et de le balancer vite fait dans un sac plastique en essayant d'eviter les crachats (etonnament bruyants!)

- de maniere generale, s'etonner de toutes les bestioles qui grouillent sur une ile "paradisiaque": des singes, des araignees, des lezards, des petits rats, des ecureuils, des criquets, des serpents... Et s'entrainer a ne pas hurler systematiquement d'effroi quand on en decouvrait un nouveau (surtout moi, j'avoue)

- emprunter la motobike pour aller au village, a 10 km (compter 1/2 heure de pilotage sur piste defoncee), en esperant trouver un acces internet a l'hopital (marchait pas) ou a l'ecole (pas mieux) et revenir avec des hamacs

- accrocher les hamacs sur le balcon du bungalow... et tout oublier.

Bref, c'etait bien beau et on a passe un sejour top du top grace a la famille qui nous hebergeait... Mais bon, maintenant, c'est fini, on est de retour a Bangkok, on fait un peu de shopping mais on est moyennement motives et on entame un serieux programme de readaptation (qui implique notamment de re-manger des hamburgers et des frites). On reprend l'avion demain soir, ce qui veut dire que la presence de photos sur ce blog n'est plus qu'une question d'heures... Et voilou!

mercredi 27 février 2008

Creves


Youpi, aujourd'hui, on reparle d'activites a deux roues: pour la journee, nous avons loue deux motorbikes 110 cc pour nous rendre a Muang Sing, un bled aux allures de... rien, a 60 km d'ici (Luang Nam Tha, pour ceux qui tiennent a chercher sur une carte). Pendant deux heures, on a donc sillonne la montagne, entre montees, descentes, virages a droite, epingles de cheveux a gauche, huttes en bambou, forets calcinees, etc.

A l'arrivee, il etait l'heure de manger (c'est une activite importante ici!), on s'est donc attable autour d'un hamburger lao, c'est a dire un genre de viande hachee bien assaisonnee et accompagne de... riz gluant! C'est la, en pleine degustation, que nous nous sommes rendu compte que l'une des motos presentait un joli pneu plat. Gasp! Evidemment, le loueur ne nous avait fourni ni rustines, ni seau d'eau, ni gonfleur, et d'ailleurs, ca nous aurait surement fait peur.

Heureusement, un gars qui passait par la nous a indique un peu plus loin l'emplacement d'un garage, ou nous nous sommes rendus floc flocant severe. Le mecano, dans sa boutique encombree de tout un tas de bric a brac plein de cambouis, n'a pas eu l'air etonne du tout, d'ailleurs, il nous a repare tout ca en deux temps trois mouvements, pour 50 cents (de dollars US).

Apres ca, sur place, il n'y avait rien a voir, alors on a repris les motobikes pour fureter aux alentours... Et la, surprise! Au bout de la route, nous sommes tombes sur la frontiere chinoise et on a du rebrousser chemin car evidemment, nous n'etions pas pourvus de visas... Apres quelques vadrouillages supplementaires, on a pris le chemin du retour: deux heures a nouveau, et si possible avant la nuit!

... Mais nous n'etions pas au bout de nos surprises. Au beau milieu de ce trajet fastidieux, en haut d'une cote, nous nous sommes gentiement fait kidnapper par trois jeunes Laos de retour de la foret, qui avaient decide de rentrer plus vite que les autres. En moins de temps qu'il ne faut pour l'ecrire, ils se sont hisses sur nos portes bagages, oui oui, les trois (nous avions deux motobikes, le zigue s'en est donc farci deux pendant que je flippais d'avoir le dernier et sa machette - c'est courant, pas mechant - dans mon dos). Quelques kilometres plus loin, apres avoir bien flambe devant leurs copains qui rentraient a pied, on les a deposes a l'entree de leur village.

Allez, une derniere anecdote pour la route, car ce n'etait pas fini: quelques virages plus loin, encore, le zigue a entendu un gros "zbling chplouf" et senti sa roue arriere partir en vrille. Eh oui, la rustine n'avait pas supporte le poids des deux laos (qui n'etaient pourtant pas bien epais). En realite, la motorbike coreenne etait un peu pourrie et un rayon de la roue venait simplement de traverser de part en part la chambre a air. C'est la qu'on a decouvert qu'on avait vraiment du bol: le tuk tuk qu'on a arrete nous a indique un garage de brousse a 100 metres de la. Et il lui a suffi de quelques injonctions incomprehensibles pour le tirer de son diner et le mener fissa a reparer tout ca. On n'a jamais vu un gars poser aussi vite deux rustines, dejanter et rejanter une roue, il devait avoir envie de manger chaud. Au passage, la reparation nous a coute une fortune: un dollar cette fois et basta. Apres ca, on est rentres tranquillement, parce qu'on ne voulait pas tenter le diable une nouvelle fois: vu les trous causes pas les rayons, c'est sur, les rustines ne tiendraient pas longtemps! ca nous a valu quelques moustiques sur les gencives quand la nuit est finalement tombee!

Et la foret alors? Ah oui, c'etait bien, tres bien. On a marche marche marche, mange (tres bien: le local guide pourrait concourir au Bocuse d'Or l'annee prochaine si on lui laisse un coin de jungle comme garde-manger) sur des feuilles de bananier poses sur le sol, essaye de dormir dans des huttes de bambou en ecoutant les cris des animaux, debarbouilles dans les rivieres... On en passe et des meilleures, y aura des photos (mais pas de l'episode de la riviere). On vous bise et on s'eloigne du cyber-cafe: il y a un mariage a cote ce soir et la musique est tout sauf supportable.

ps: demain, on rejoint la frontiere thaie a Huay Xay. Si vous avez quelques pouvoirs mystiques, encouragez les cieux a nous trouver une place pour la gibbons experience, un plan d'aventuriers qu'on aimerait bien vous raconter...

samedi 23 février 2008

Dernieres news avant la jungle

Sabaidi again!

Desoles desoles desoles, nous ne pouvons toujours pas envoyer de photos via le blog, les connections ne sont pas assez puissantes, nous y remedierons des que possible!

Depuis le dernier post, nous avons passe trois jours a Nong Khiaw, un mini bled sans acces a internet (enfin si, un seul PC pour tout le village, a un prix defiant toute absence de concurrence...). Pour y parvenir, nous avons comme prevu pris un long boat (= un bateau tres plat, tres long et tres lent) pour remonter vers le nord. C'etait magnifique: par endroits, nous etions entoures de forets et le reste du temps, les rives offrent un spectacle permanent de petits villages de huttes de bambous construits au bord de l'eau, de Laos faisant lessive et toilette sur le bord, d'enfants courants en criant Sabaidi, de bufles pleins de boue apres un bain rafraichissant... Au bout de huit heures, la tete colle au moteur (l'equivalent de trois motoculteurs au bas mot), un leger incident du au niveau tres bas de l'eau et deux pauses ravitaillement, nous etions tout de meme, comment dire, contents d'arriver!

Sur place, le village etait, comme nous l'esperions, perdu au milieu des montagnes. La plupart des Laos y vivent dans des maisons couleur terre ou des huttes en bambou comparables a celui que nous avons pu louer pour quelques nuits (contraste saisissant du bungalow tout confort, avec eau chaude, et de la decharge a ciel ouvert juste en dessous, sur les rives...)! La, nous nous sommes poses le temps de faire une longue ballade a velo (a la recherche des cascades, introuvables, elles devaient sans doute etre fermees ce jour la, hein hein) et un trek d'une journee a travers la foret. La encore, on en a pris plein les mirettes!
Hier, journee off passee dans le bus, pour rejoindre le nord ouest du Laos. Les asiats sont definitivement d'un gabarit plus leger: nous avons eu un mal fou a trouver de la place pour nos jambes tout au long des huit heures de trajet. La place pour nos tetes aussi: impossible de dormir sur des routes aussi defoncees!
Deuxieme journee cool aujourd'hui: nous avons reloue des velos pour la journee et ete nous promener le long d'autres cascades cette fois bien existantes, meme si elles etaient un peu petites... En plus, il y avait du soleil, ce qui est rarissime depuis le debut de ce trip. On en a profite pour glandouiller, c'est les vacances, non de non!

Nous repartons demain pour un nouveau trek dans la reserve de Nam Ha, jungle et foret au programme... On emmene l'appareil photo, mais pendant trois jours, on n'aura evidemment pas internet (deja qu'on est surs de ne pas avoir de douche...).

Voilou pour les news, merci beaucoup, beaucoup pour vos mails et messages, c'est super chouette d'avoir de vos nouvelles!

lundi 18 février 2008

Oliolio

Sabaidi!


Bon, le coup des tongs et du short, c'etait une blague: depuis deux jours que nous sommes a Luang Prabang, dans le nord du laos, on a remis nos pulls et meme pour dormir, on ne les retire pas (surtout moi!)... En prime, tous les voyageurs que nous croisons qui ont fait le trip que nous prevoyions nous promettent encore plus de caillade, certains sont meme redescendus tellement ils gelaient...

Bref, a part ces petits desagrements meteorologiques, ce voyage est juste genial. Ici, la ville est toute petite et une maison sur deux est un temple, ou presque. On en a traverse quelques uns et on a meme fait des offrandes ce matin parce que c'est bon pour le karma (mais on n'a pas ete jusqu'a acheter les petits poussins en cage que les femmes nous proposaient a l'entree du temple: on n'arrivait pas a savoir si, devant boudha, il faudrait les sacrifier ou les relacher...).

A part les temples, on a ete se faire masser / massacrer, ca depend des gouts, mais ca fait du bien. On a aussi ete jusqu'au cascades en tuk tuk (25 km quand meme et on les sent passer!), c'etait magnifique, avec un peu de chance, on va reussir a vous mettre une photo de ces petits bassins d'eau claire. On les a meme traverse avec deux djeun's de Luang Prabang qui nous ont appris plein de mots lao tres pratiques (non, pas "sale con", c'est inutile ici, mais "la Kon", nettement plus utilise pour dire au-revoir). ca, c'est facile a retenir mais la plupart du temps, ils se disent plutot 'bonne chance'.

En dehors de ca, on dort et on mange beaucoup, des trucs bizarres et tres bons, comme ces mini crepes tres sucrees et toutes moelleuses et le lao barbecue, qui consiste a faire griller viandes et poissons sur... un barbecue equipe de creux sur les bords pour faire cuire les legumes dans du bouillon. Slurp!

Pour tout le reste, c'est difficile de decrire la vie ici. Les gens sont super chouettes, surtout quand on s'eloigne un peu des nids a touristes. Ils dorment beaucoup, sur leur etal au marche, dans leurs boutiques ou leur tuk tuk, des qu'ils ont un moment. Cela dit, ils se reveillent a la vitesse de la lumiere des qu'on les sollicite.

Allez zou, c'est tout pour ce soir, on file se coucher parce que demain, on prend un bateau pour Nhonh Kiew, un peu plus au Nord. Et puis, a votre tour, parce qu'en attendant, vous ne donnez pas beaucoup de newz alors c'est moyen moins drole, surtout que certains ont des trucs a raconter, que je sache!

vendredi 15 février 2008

Chaud chaud chaud!

Toutes mes excuses aux fans de Wizzz, mais pendant qu'il se repose a Paris, ce blog prend une nouvelle dimension. J'vous avais dit que je vous emmenerais au bout du monde, eh bien, ca y est. Et ca explique l'absence d'accents et de cedilles, pour le mois a venir.


Voila, ce soir (il est 00h20 a Bangkok), petit post express, juste pour dire aux papas et aux mamans et aux soeurettes et aux copinettes et aux copains pin pin que nous sommes bien arrives.

Z'allez etre degoutes, mais on a ressorti les tongs et les debardeurs. Il fait tres tres bon (Richard dirait trop), la chaleur nous est tombee dessus a la sortie de l'aeroprt et depuis elle ne nous quitte plus, sauf dans ce cyber cafe equipe d'air con dans lequel on est en train d'attraper la mort (c'est une image!!).
On a juste eu le temps, pour l'instant, de faire un tour dans Koa son Road, le paradis grouillant des touristes ou l'on peut acheter a peu pres tout et n'importe quoi (des brochettes de saucisse, des tee-shirts Beer lao, des bracelets de toutes les couleurs, des extensions en dreadlocks, des tongs, bien sur, des pantalons de pecheurs,...). Je peux pas vous envoyer de photo aujourd'hui, je me rattraperais! Mais en gros, il y a du monde comme a montmartre un dimanche d'ete, avec des vendeurs partout comme au marche de Barbes, de la musique qui fait boum boum et des gens qui boivent des cocktails "very strong" a la paille dans des petits seaux... Le tout eclaire au neon et aux enseignes lumineuses... bref, vous ne serez pas etonnes que nous ayons fui la ruche pour aller manger au calme!

Diner parfait d'ailleurs, sur le trottoir, comme les locaux, avec des plats terribles terribles: des pad thai pour Rich et des calamars sweet ans sour pour moi. On s'est fait peter le bide et c'est un doux oephemisme!

Bon, on ne va pas tout vous raconter comme ca dans le detail chaque jour, mais c'etait juste pour dire que le voyage commence bien!

mercredi 13 février 2008

Presque ouf !

Wizzz a rejoint sa petite copine Clio dans le garage de Zaza, j’y ai laissé clés, casques et gants et je me sens… un peu toute nue. Ce qui veut dire : pas si loin du maillot de bain des vacances et ma foi, ça fait bizarre !

Demain, à cette heure-là, ce sera les vacances. J’aurais fait mon sac (oublié la moitié de mes affaires), terminé mon testament (pas chez le notaire, hein, juste celui du boulot), étendu deux machines, réservé la première nuit d’hôtel à Bangkok,… j’en passe et tant mieux, parce qu’il reste un peu de pain sur la planche !
Mais qu’est ce que je glande sur le blog alors ??? Ben rien, juste, je savoure. C’est curieux ce petit moment de flottement avant le départ : des semaines que je cours, que j’accélère, que je négocie des tournants… et tout à coup, le grand saut. Comme sur une piste d’athlétisme, et avec l’élan que j’ai pris, je suis prête à battre des records !
Aujourd’hui encore, pas une minute : ne rien oublier, tout boucler, acheter des baskets pour le trek, changer des pépettes, trouver des bouquins pour le voyage, dénicher une surprise pour une copine qui en a bien besoin (et que j’embrasse très fort), passer à la pharmacie (merci à la pharmacienne qui a glissé gratos dans le sac deux-trois trucs indispensables, « contribution de la maison au voyage », qu’elle a dit), me débarrasser d’un kilo de moumoute (inutile au soleil), me faire un petit flip en constatant l’absence de portefeuille dans le sac (oublié sur la table du salon)… Défi fièrement relevé, toujours grâce à Wizzz, qui m’a menée d’un bout à l’autre de Paris à la vitesse de l’éclair.
Et puis, au milieu de tout ça, un schmurtz. A 13 heures, sur l’avenue de Clichy, un embouteillage. Et au bout du bouchon, une moto à terre entourée d’un trait de craie et de quatre ou cinq bagnoles à gyrophares. Les boules. Les grosses boules. Ça arrive, ça fait partie de la vie, et ça calme instantanément ! Comme une bonne piqûre de rappel qui remettrait les idées en place et qui dirait : « Tu n’es pas seule sur la route, fais gaffe, dévisse ton poignet de l’accélérateur, il vaut mieux partir pas épilée que pas partir du tout. » Une évidence, et pourtant, ça fait pas de mal de le
dire ! Voilà, c’était la minute « sécurité routière », ça, c’est fait.
Alors revenons-en à nos moutons parce que ce que je voulais dire, tout compte fait, c’est juste ça : depuis des semaines, je serine « pas le temps, pas le temps, pas le temps » et là, je suis toute tourneboulée de passer à « plein de temps, plein de temps, plein de temps ».
Et maintenant que j’ai bien vidé mon sac, je vais enfin pouvoir aller le remplir…

Ps : pour ceux qui n’auraient pas compris, les deux sens du titre sont valables !

dimanche 10 février 2008

Scootopub

Un express super express pour nourrir en version fast-food la "faim de (mes) lecteurs" (=Barbara ;-)


Voilà, croisé au détour d'une rue, un véhicule qui a attiré mon attention. Mieux que l'élastico-gadget de l'inspecteur, plus soft que les yeux d'Eva pour Wonderbra, moins saoulant que les vacances égyptiennes du couple présidentiel... Un petit coup de pub rigolo. Oui, vous voyez bien: ce scooter est intégralement recouvert de pelouse synthétique.

Et quelle marque, mais laquelle vraiment, a mis en circulation ce clin d'oeil printanier? Je vous le donne en mille, Innocent, ces délicieux fruits à boire, qui m'avaient déjà bien fait rire avec leurs messages de packaging. Voilà un mini gag qui leur ressemble!

Bon, je file derechef, évitez d'ébruiter ce semblant de retour à mes petits clients, insomniaques à l'idée que je ne rende pas mes commandes avant de partir vers un ciel plus clément sans portable ni wifi! J'suis à la bourre avant le départ...

mardi 22 janvier 2008

Vol au dessus d'un nid... d'étourneaux

Première visite à la bibliothèque François Miterrand il y a quinze jours.


A l'intérieur se déroule actuellement L'Enfer, une expo un peu "hot" sur les ouvrages cachés (comprendre trop osés pour être montrés) de la bibliothèque nationale. Bon, pour la cul-ture, je passe mon chemin pour cette fois: j'étais bien gênée à vrai dire de déambuler entre lithos cochonnes et poèmes salaces avec... mes parents, alors en parler...

J'ai bien aimé par contre l'expo photo installée dans les couloirs (= gratuite). Les images sont magnifiques et les sujets très humains. Du vrai photojournalisme comme je l'apprécie.

Mais là n'est pas l'objet de ce post. Car la vraie bonne surprise de ce jour d'hiver s'est révélée à la sortie: en poussant la porte extérieure, j'ai été bluffée d'entendre des pépillements. Pas le petit piou d'un oisillon tombé du nid, une vraie cacophonie, mieux qu'en pleine forêt, mieux que dans une volière du quai de la Mégisserie. Une petite musique hallucinante à Paris!

J'étais intriguée par le son, mais l'image m'a laissée coite: là-haut, au-dessus des arbres plantés dans le patio de la biblio, dedans et partout autour s'agitaient des milliers d'étourneaux. Des grappes qui tournaient tout autour de la bibliothèque avant de plonger dedans dans une cacophonie gazouillante. Un spectacle si incroyable, là, au beau milieu de la capitale, que je suis restée plusieurs dizaines de minutes bouche bée, à admirer le ballet. Comme quoi, parfois, Paris réserve de belles surprises!

vendredi 11 janvier 2008

Qui n’a pas son cabas-casque ?

Encombrant, mon casque ? Que nenni !

L’avantage du casque, c’est qu’il offre de multiples usages dès que l’on ne l’a plus sur la tête (non pas qu’il soit inutile porté, évidemment !). En toutes circonstances, il se transforme en sac d’appoint fort pratique. Au supermarché, par exemple, pas besoin de pochon en plastique, il suffit de relever la visière et de caser ses emplettes au fond du cabas rond. Evidemment, il ne suffit pas aux courses pour trois semaines, et mieux vaut éviter d’y mettre les provisions maraîchères au risque de se trouver avec des fanes de radis dans les cheveux au voyage suivant… Mais quand même, c’est utile !

Idem pendant les soldes : au début, ça énerve d’avoir ce truc pendu à votre bras, c’est encombrant pour fouiller les portants. Mais coincez le à la saignée du bras et il se mue en astuce pratique pour stocker quelques vêtements à essayer.

Ça marche aussi comme panier de pique nique, comme hotte de père Noël, comme porte-documents… et j’en oublie !

Bon, au final, on y met surtout, au quotidien, tout l’attirail indispensable (et encombrant) du scooteriste : les gants, l’écharpe, voire le pantalaon k-way en cas de pluie. C’est toujours ça de moins dans le sac à mains !

dimanche 6 janvier 2008

Qu'est ce qu'on dit début janvier?


A mes chers lecteurs, une très belle année 2008, avec, dans un grand pot, du bonheur, des fêtes, de la joie, des projets, des réussites, du boulot, des vacances, du soleil, des sourires, des surprises et aussi de l’amouououour et bien sûr la santé, puisqu’on y est ! Touillez, assaisonnez ça à votre sauce et zou, ça, c’est fait !
Passons maintenant aux méchantes questions visiblement essentielles à ce début d’année :
- Et vous, vous comptabilisiez combien de textos le 1er au matin ?
- Finalement, vous avez pris combien de kilos pendant les fêtes ?
- C’est quoi vos bonnes résolutions ?

Moi j’peux répondre, mais on va encore dire que je bougonne :
- pffff (le problème c’est surtout qu’il faut y répondre en faisant preuve d’un minimum d’imagination et avec 4 g d’alcool dans chaque bras, c’est juste LA mission qui fatigue d’avance pour l’année)
- grumph – chais pas (la balance ne s’est toujours pas remise de l’épreuve des braedele, qu’on se le dise)
- euh, prendre des cours de dessin?

Cette fois, c’est à vous !

dimanche 30 décembre 2007

Un thaï d’enfer

J’ai failli vous parler de mon coup de blues post-Noël, mais c’est vraiment trop déprimant, alors je vous emmène plutôt à la découverte d’une nouvelle petite perle gourmande.

Curry, citronnelle, coriandre, lait de coco… ce que j’aime, dans la cuisine thaïe, c’est les épices harmonieusement mêlées. Ça sent terriblement bon et en bouche, c’est un véritable festival de saveurs. Chez Wassana, c’est exactement ça. La carte offre un choix presque infini de mets et d’assortiments aux goûts plus ou moins épicés. Il y a quinze jours, avec quelques copines, nous nous sommes régalées : à quatre, nous avons pu goûter à plusieurs plats très différents et tous aussi succulents les uns que les autres. Imaginez plutôt : un poulet au curry thaï rouge, un bœuf aux épices thaïes, un tonka aux crevettes, lait de coco et galanga, des calamars au basilic et épices thaïes, sans compter le riz parfumé et les légumes sautés au gingembre… Ni les nems, tellement bons que nous avons renouvelé notre commande. Bref, si vous aimez la cuisine asiatique autant que moi, foncez !

Wassana
10 rue Ganneron (18ème)
Métro place de Clichy
01.44.70.08.54
Ouvert tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h à 23h.
Fermé le samedi et les jours fériés le midi et le dimanche.


Ps : Je reviens, quand même, à la déprime post-Noël : je ne sais pas vous, mais moi, je récupère les boules sitôt le sapin déshabillé. J’aime pas cette semaine bâtarde avant Nouvel An. Cette année, j’ai testé plusieurs plans anti-grisaille de moral : le ciné en plein après-midi, les pots avec les copains, la grasse mat’ jusqu’à 15h, et le larvage intensif au fond du lit avec un bon bouquin pour lobotomisés. Rien n’y fait. Alors j’me demandais: vous faites comment, vous, pour passer ces quelques jours maussades ?

samedi 22 décembre 2007

Plus c’est gras plus c’est bon !

Dans la série « j’ai les mains carrées mais je me soigne », j’ai attaqué hier soir et ce soir de nouveaux travaux pratiques. Et comme j’ai constaté que ça plaisait, je vous les fais partager.

Un peu de contexte d’abord. Confidence pour confidence, je suis originaire de l’Est, de la région où sont nés les marchés de Noël, où les filles en costume traditionnel ont de grandes oreilles et où une partie des autochtones a un accent germanique incompréhensible pour les « gens de l’intérieur » (c’est ma grand-mère qui appelle les Français comme ça !). Cependant, cette année pour Noël, j’ai l’immense plaisir de rejoindre la famille de mon zigue dans le Sud, là où sont nés les santons, où il ne gèle pas encore et où les habitants chantent en parlant. Cliché ?... Certainement, mais puisque je vais en aborder un autre, profitons-en !
Car voilà, pour faire honneur à ma terre natale et apporter ma modeste contribution aux treize desserts, je me suis mis en tête de préparer des braedele, une tradition culinaire bien de chez moi, moins connue que la choucroute et les bretzels, mais certainement plus facile à découvrir.
Confidence pour confidence, puisqu’on y est, c’était une première. Des braedele, j’avais vu ma mère et ma grand-mère en préparer, j’en avais goûté de toutes sortes, mais je n’avais encore jamais mis la main à la pâte (sacrilège, je vous l’accorde, mais je n’ai non plus jamais concocté de choucroute ni apprécié la bière, je ne suis donc plus à un faux pas près). Pour réaliser mon défi, j’ai donc subtilisé quelques emporte-pièce à ma mamie et soudoyé quelques recettes à ma maman. Et là, premier choc : pour faire des braedele, la base est simple : à 500 g de beurre, on ajoute 500 g de sucre et éventuellement 500 g de noisette en poudre. Je comprends mieux pourquoi les Alsaciennes de cartes postales ont les joues roses et rebondies ! Deuxième surprise, c’est long : pour avoir un assortiment présentable, j’ai préparé pas moins de cinq pâtes différentes, une au beurre, une aux amandes, une à la noix de coco, une au chocolat et une aux noix. Soit une livre de beurre et un kilo de sucre, un pied de nez monumental au régime crétois ! Troisième surprise, c’est vraiment très très long : après les quatre heures passées hier à patouiller, il m’a fallu près de six heures aujourd’hui pour obtenir un résultat comestible.


Mais qu’importe les moyens, pourvu que les invités aient faim. A l’heure qu’il est, je dispose de suffisamment de bons petits gâteaux de Noël pour déglinguer tous les pèses personnes de la famille du zigue avant la fin du mois… En espérant que la mienne n’implose pas avant, parce qu’en vérité, ces braedele sont de véritable pousse-au-crime diététique. De quoi vérifier le faux adage alsacien qui veut que « plus c’est gras, plus c’est bon ».


C’est Noël, les cadeaux tombent du ciel, alors voilà de quoi soigner votre balance à vous. Je vous livre ici la recette de mes préférés : les rochers aux noix.
Touiller 500 g de sucre et quatre œufs jusqu’à ce que ça mousse. Ajouter délicatement 500 g de noix moulue (tentez d’en trouver en poudre, évitez de passer comme moi une bonne heure à broyer des noix dans une râpe à gruyère !) et deux barres de chocolat pâtissier râpé (la râpe à fromage est également très efficace pour ce dernier). Disposer des petits tas de la taille d’une noix sur du papier sulfurisé et faire cuire 10 à 15 minutes à 170 °. Eviter de goûter à la sortie du four : ça brûle (oui oui, j’ai tenté : chez moi, p’tête qu’il n’y a pas que les mains qui soient carrées).

jeudi 20 décembre 2007

Mon Moleskine à moa

L'agenda Moleskine, j'y suis convertie depuis bien longtemps. J'aime son format - il entre dans tous mes sacs à main, j'aime son organisation, la semaine à gauche, toute une page de notes à droite, j'aime son élastoc.
Mais voilà, cette année, tout le monde s'est converti au Moleskine. Il est sur tous les blogs et aussi dans tous les sacs de mes amis.

En plus, quand j'ai voulu acheter mon 2008, je ne l'ai trouvé qu'en rouge et le rouge, y a pas moyen, j'aime pas.

Alors, malgré mes mains carrées, je me suis mis en tête de le costumiser. Après quelques heures les doigts dans la colle, la langue pointée au coin de la bouche et la concentration portée à son paroxysme (c'est pas facile avec des mains carrées, vraiment!), voilà mon Moleskine à moa.

dimanche 16 décembre 2007

Design contre Design

Fallait faire vite : l’expo ferme le 7 janvier… Quoique finalement, ça ne vaut peut-être pas tant le coup d’y aller…

J’étais sûre que ça me plairait, et puis tout compte fait, bof. Au Grand Palais depuis fin septembre, design contre design met en scène les créations mobilières des années soixante à nos jours. Des tables originales, des chaises rigolotes, des lustres étonnants, des fauteuils étranges… Bref, des tas de meubles créés par des gens à l’imagination prolixe.

Il y a d’ailleurs quelques pièces qui m’ont fait sourire, voire ricaner avec mes petites copines, comme le phantasy landscape où l’on peut s’affaler après s’être emballé les pieds dans des chaussons en papier, le radiateur déco de Joris Laarman, ou la chambre utérus de l’atelier Van Lieshout (un appareil génital féminin géant, tout équipé : mezzanine, kitchenette et salle de douche indépendante).

Bon, ok, j’ai parcouru l’expo en dilettante, sans audioguide (payer 5 € de plus pour des cache-oreilles en papier, grumph). J’ai trouvé certaines mises en scène agréable (les fauteuils sur fond noir, par exemple)... Mais j’étais quand même frustrée qu’il n’y ait pas plus d’objets et que l’expo soit aussi courte. Après une heure d’attente dans le froid (ok, c’est ridicule, on a cru que c’était la même entrée que pour Courbet, en fait y a pas une heure de queue pour Design contre Design, c’est juste super mal indiqué), j’étais juste… déçue.

De là à vous déconseiller d’y aller, il y a un gouffre que je ne franchirais pas. D’ailleurs, après avoir lu ça, vous en saurez bien plus sur cette expo et qui sait, vous aurez peut-être envie de vous faire votre propre opinion sur la question… Et vous aurez bien raison!

jeudi 13 décembre 2007

Yeeeeeppppiiiii!!!!!!


Cette fois ça y est, on a les billets. Le 14 février prochain, on s'envole vers le Laos, pour un mois. Si je suis contente? Ouh lala!

lundi 10 décembre 2007

Mon nouveau refuge


Cette adresse m’a tellement plu que j’ai longtemps hésité à la garder pour moi… Mais là, c’est bientôt Noël, alors c’est cadeau.

J’étais passée plusieurs fois devant sans trop y prêter attention. Au carrefour de la rue Guy Moquet et de la rue des moines, dans un coin qui ne paie pas de mine, le Refuge des Moines est du genre discret. Et puis un jour, j’ai été attirée sur la vitrine par un article élogieux du Parisien. Quelques jours plus tard, affamée, j’ai entrebâillé la porte et senti le fumet propre aux adresses gourmandes… Mais d’autres convives en profitaient déjà à toutes les tables. Alors, la fois suivante, j’ai pris mes précautions en passant un petit coup de fil pour réserver une table et le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçue.

Le décor, d’abord, m’a séduit par sa sobriété. Le mur en brique, le bois omniprésent, j’aime. Le service, ensuite, m’a conquis. Tout au long du repas, le serveur a été simplement adorable. Il a veillé à ce que je n’ai pas froid (j’étais sensiblement décolletée, ce devait être une soirée appétissante, je ne vous fais pas de dessin, je suis nulle, en dessin), il nous a conseillé sans s’imposer un verre de vin merveilleusement assorti à chaque plat, il s’est inquiété de savoir si les mets nous plaisaient, il a apporté sans qu’on aie à le demander carafe d’eau, corbeille de pain et cendrier à la minute où je posais le briquet (comment ça c’est normal, je connais des restos où il faut se battre pour ça !)… Le tout en toute convivialité et sans ronds de jambes, sans jamais, jamais nous déranger.

Mais venons-en à l’essentiel : l’assiette. Pour l’entrée, j’ai choisi le croustadé de girolles, fameux, et j’aurais bien englouti en prime le feuilleté de langouste du zigue en face, top. Ensuite, je me suis régalée d’un magret de canard à l’ancienne, finement piquant et accompagné de galettes de pommes de terre et de petits légumes, du genre pas surgelés ni sortis d’une boîte, mais bel et bien rissolés dans la cuisine attenante (un fumet pareil ne trompe pas !). Après ça, toute mesquinerie de fille au régime mise de côté, j’étais comblée. Un café, l’addition, je me chargeais du reste pour terminer la soirée en beauté. C’était sans compter sur la perspicacité du serveur, qui a convaincu mon vis-à-vis de s’offrir une gourmandise maison, tout chocolat et accompagnée d’un vin cuit parfait. Malgré mes mines de précieuse, il a livré le dessert avec deux cuillers et - j’avoue, que les sorcières de Weight Watcher me flagellent, même pas mal – j’ai bien utilisé la mienne, ç’aurait été pêché de bouder ce plaisir.

Ce n’est pas très poli, mais il faut savoir dépasser les bonnes manières pour vous fournir une information complète, alors parlons gros sous. Côté assiette, je trouve que les alentours de 10 € pour l’entrée et les presque 20 € pour les plats sont très raisonnables (que celui qui fait la grimace relise le paragraphe précédent). Côté verre, ça chatouille un peu plus, mais à y bien regarder ça n’a rien d’extravagant de régler 7 € pour un très bon Côte de Bourg ou un très bien assorti Côte de Nuit. Le dessert est à 15 € et il les vaut. Bref, au total, la salée bien cherchée (on en a quand même bien profité !) s’est chiffrée à 120 €. Pour deux. Oui, on peut trouver une très belle paire d’escarpins à ce prix-là. Ou un billet pour Lisbonne, voire quelques massages. Mais, la vérité, c’est qu’après avoir essayé, je n’ai qu’une envie : y retourner.

Le Refuge des Moines
26 rue Guy Moquet / angle 85 rue des Moines (17ème)
Téléphone : 01 42 28 92 52

samedi 8 décembre 2007

A a A a … Atchoum !



J’avais juré que cette année, le rhume ne passerait pas par moi. C’est raté !
Depuis trois jours, je suis un vrai potager : la tête comme une citrouille, le nez en patate, les yeux à l’oignon, avec pour seul engrais cette météo pluvieuse dont nous gratifie depuis trois jours le ciel parisien. Bref, on a connu des meilleures pêches, dans mon jardin.

Cela dit, ce week end étant celui des pré-fêtes de Noël, pas question de se laisser abattre ! Bravant les éléments déchaînés (et les conseils élémentaires de repos assorti de tisane au miel), je me suis risquée ce matin à une promenade forcée dans les boutiques. Après la pâte à prout dénichée hier pour répondre à l’attente d’un cadeau « inutile et ridicule » à moins de trois euros, j’avais aujourd’hui l’objectif de dégoter un présent de couleur noire à moins de quinze euros, pour un destinataire qui doit encore rester secret pour quelques heures.

Pas de grasse matinée pour moi, du coup : l’objet rêvé devait être entre mes mains, payé et empaqueté, avant midi. Ce matin, j’étais donc à l’ouverture des échoppes, espérant échapper à la foule des grands magasins à 15 jours de Noël et en pleine période de vitrines animées. Objectif atteint : à 10 heures, le quartier de la Madeleine était encore très fréquentable, pas désert – faut pas rêver quand même – mais acceptable. Bilan, j’ai trouvé le bonheur de Bip (enfin j’espère) chez Agatha et au passage le mien, chez Heyraud. A bien y penser, ce devrait être une règle élémentaire de shopping de Noël : partir à la recherche de cadeaux pour d’autres conduit inévitablement à satisfaire ses propres besoins.

Besoins qui se traduisent aujourd’hui pour moi par une paire de bottines à la fois mettables et compatibles avec l’usage d’un scooter à Paris : du confort, de la chaleur et, surtout, une semelle adhérente absolument indispensable en cas de revêtement mouillé. En clair, on oublie les low boots et les talons de plus de trois centimètres (tentant tout de même : j’ai vu une paire de salomés haut perchées absolument magnifique et je remercie le ciel que le 38 ait été épuisé, car partie comme j’étais, j’aurais pu ressortir de la boutique avec les deux paires).
C’est là qu’intervient ma deuxième règle de lèche-vitrine : quand la carte bleue est chaude, mon inconscient subconscient m’invite systématiquement à ne pas la laisser refroidir. C’est donc toute revigorée que je suis entrée chez Citadium, bien décidée à renouveler ma collection de jeans atteinte d’usure aiguée. Et là, par contre, j’avoue, j’ai échoué. Ce n’est pas faute de choix, difficile d’affirmer le contraire quand on constate la quantité de modèles disponibles dans ce temple de la consommation. Mais bon voilà, rarement en phase avec la mode, ma silhouette ne tolère ni le slim, ni le trop large. Ce que je voulais, c’est simplement un jean très, très brut et bêtement droit. Peut-être n’ai-je pas suffisamment fouiné, mais après une demie heure d’essayages en cabine surchauffée, de sautillements ridicules pour entrer dans les modèles et de courses en chaussettes pour trouver la taille au-dessus / la taille en dessous / un truc un peu moins long / un peu moins délavé… et après avoir constaté avec horreur que j’avais déjà ¾ d’heures de retard, j’ai abandonné. Le bon point, dans l’affaire, c’est que je n’ai pas tapé dans les éconocrocs des vacances. Le mauvais, c’est que je ne sais pas ce que je vais bien pouvoir mettre ce soir pour la troisième pré-fête de Noël du week end. Une chose est sûre : comme accessoire, j’aurais au moins trois paquets de mouchoirs !

jeudi 6 décembre 2007

J’ai testé le (la?) moto-taxi

Au programme de ce matin, une infidélité à Wizzz : pour rentrer d’Orly, j’ai emprunté un moto-taxi.

Alors, d’abord, rien à voir avec mon p’tit Wizzz : le moto-taxi, c’est une vraie grosse moto, un mastodonte qui fait au moins trois fois le volume de mon scooter et plus de dix fois sa puissance. D’ailleurs, elle a plein d’accessoires super chouettes, comme des grosses valises sur les côtés et des haut-parleurs, pour écouter la radio.

Evidemment, ce n’est pas le client qui conduit, il a un super chauffeur pour manœuvrer le monstre dans la circulation parisienne. Perso, j’ai apprécié, évidemment, de me faire conduire, et en même temps, j’ai trouvé ça assez déstabilisant : ce n’est pas si évident de faire confiance à un inconnu, perché sur un véhicule qui file à plus de 100 km/h et dont la carcasse, en cas de choc, se résume à ma doudoune, mon jean et mon casque. D’autant plus que le type se faufile entre les voitures (et les camions, gloups), sur l’autoroute comme le périph, et que les distances de part et d’autre se résument parfois à quelques centimètres. En même temps, j’avais déjà entendu parler de ces motos-taxis, et j’avais bien retenu que le chauffeur était un pro de la conduite motomobile, formé sur circuit et tutti quanti. Donc, toute peureuse que je suis, j’ai respiré un grand coup et laissé filer.

Il faut bien le dire, le confort du bolide est prévu pour que le passager se sente à l’aise. A l’arrière, j’étais installée comme un pacha, dans un genre de fauteuil en cuir, avec dossier, accoudoirs et repose-pieds. Un peu comme dans mon salon, avec les pattes un peu plus écartées quand même (mais pas au point de comparer la promenade à une visite chez le gynéco). Je n’avais même pas froid : arrivée les mains dans les poches, j’ai été habillée de pied en cap avant le départ. Mon chauffeur m’a fourni un casque (presque) à la taille de ma mini tête, des gants trop grands mais très chauds et il m’a même proposé un coupe-vent. En plus, j’avais une petite couverture sur les genoux et les pieds. Topo, j’ai à peine senti le vent.

Au final, malgré la trouille somme toute très surmontable, j’ai bien aimé cette petite expérience. En terme de temps, c’est juste incomparable avec un trajet en taxi : à l’aller, en quatre roues avec chauffeur et en heure de pointe, j’avais atteint l’aéroport en une heure. Au retour, en 20 minutes, c’était bouclé. Quant à la douloureuse, ma foi, j’ai eu beaucoup de chance : l’aéroport était désert, les motos-taxis s’ennuyaient ferme, j’ai donc pu négocier le forfait : au lieu des 50 € pratiqués d’habitude, je suis rentrée pour 35 €, soit le montant réglé au taxi le matin même pour le même trajet. Ça m’a mis du baume au cœur pour la journée entière !

Edit : ce n’est pas moi sur la photo, évidemment… Je l’ai récupérée là

mardi 4 décembre 2007

Soyez généreux, partez en virée shopping !

Pour une fois qu’on peut allier l’utile et l’agréable, je me réjouis de vous faire partager ce bon plan…

Les 15 et 16 décembre, l’association Autremonde organise une vaste braderie pour collecter des fonds et pouvoir ainsi continuer à lutter contre l’exclusion. Jusque-là, ça a tout l’air d’une vente de charité et j’en connais qui ont déjà envie de zapper. Retenez-vous !

Car, dans les bacs, il n’y aura ni sapes démodées ni babioles poussiéreuses. Je ne suis pas une grande prêtresse de la mode, mais un sermon qui égrène en vrac Chanel, Cotélac, Issey Miyaké, John Galliano, Kenzo, Paul & Joe, Sonia Rykiel… Et j’en zappe, ça réveille quand même ma fibre altruiste. Surtout quand je sais de source sûre que les prix seront… comment dire, cassés, écrasés, ratatinés, bref, dites le comme vous voulez, mais ça sent le prix de farine.

A quelques jours de Noël, assortir BA et bon plan shopping, ça ressemble juste à du pain bénit… Alors, à vot’bon cœur, m’sieur dames !

Les renseignement pratiques – et la liste complète des marques – sont sur l’affiche. Je récapitule juste pour ceux qui auraient la flemme :
- les dates : 15 et 16 décembre
- les horaires : de 10h à 19h
- le lieu : Pavillon Delouvrier à La Villette (métro Porte de Pantin)
- le prix : 2 € l’entrée


lundi 3 décembre 2007

Appelez-moi mythogirl !

Non non, je n’ai été rattrapée ni par les grèves, ni par le boulot, ni par la déprime pré-hivernale. Si j’ai déserté mon blog pendant un mois et demi, c’est juste que…

Je me suis mise au sport, à fond. Au lieu de vroum vroumer tranquilou sur wizzz, je cours dans Paris, en jogging fluo avec mes dossiers sous le bras et une citerne de Red Bull dans le dos. J’ai pris un abonnement au cloub de gym, où je soulève des haltères quatre fois par semaine sur les conseils d’un coach qui ressemble à David Hasselhof dans Alerte à Malibu. Je grimpe aussi, et je nage, et je m’escrime. Bientôt, le bikini rouge de Pamela sera pour moa.

Y fait trop froid. Quand je descends de Wizzz, j’ai les doigts tellement gelés que si je tente de tapoter sur mon clavier, ils se cassent comme des stalagmites. Les oreilles et les orteils aussi, mais ça n’a jamais été très pratique pour écrire, alors…

J’ai gagné à la loterie. Une somme indécente. Depuis ma dernière apparition sur le blog, je vogue sur un quatorze mâts au large des Caraïbes. La mer est turquoise, les poissons multicolores, et le ciel, ciel !

Wizzz s’est fait détrousser. Le premier soir, des rats technophiles lui ont piqué ses clignotants pour fabriquer des spots de teuf. Le lendemain, des marmottes frigorifiées se sont creusées un terrier dans la selle pour l’hiver. Le surlendemain, des poissons rouges ont élu domicile dans l’aquarium du top case. Le jour d’après, ce sont des renards qui sont partis avec les roues pour organiser une course. Tout cela n’aurait pas été bien grave si la semaine dernière, un couple d’hirondelles n’avait pas choisi le tableau de bord pour construire son nid. Je suis passé hier, y avait des œufs, …

Bon, voilà, tout ça pour dire que d’abord, sur internet, on peut raconter à peu près n’importe quoi et, surtout, que ça y est, j’suis de retour !